Les députés villepinistes refusent de voter la réforme du Parlement

Plusieurs députés villepinistes de l'UMP n'ont pas pris part au vote solennel du projet de loi sur la réforme du travail parlementaire, mardi en fin d'après-midi à l'Assemblée.

Hervé Mariton, Jacques Le Guen, l'ex-ministre François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen et Georges Tron n'ont pas voté cette loi organique qui est liée à la réforme constitutionnelle de juillet dernier.

Le texte, en raison du boycott socialiste, a cependant été adopté à une très large majorité de 301 voix contre 37 sur 338 suffrages exprimés.

Le projet de loi organique avait provoqué la colère de l'opposition de gauche qui avait quitté l'hémicycle après avoir protesté en chantant la Marseillaise pour protester contre la volonté de l'exécutif de "bâillonner" l'opposition.

Le porte-parole du PS sur le texte, Jean-Jacques Urvoas, a justifié le boycott du vote par le PS accusant la majorité d'avoir "voulu créer une crise politique en cherchant à humilier l'opposition". "Il vous appartient maintenant de retisser les conditions d'une reprise du débat dans la perspective de la révision de notre règlement", a-t-il dit en résumant les propositions socialistes : "établir une concordance entre les droits de l'éxecutif et les droits de l'Assemblée".

Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement) a exprimé "quelques regrets" comme "avoir assisté à certaines scènes qui ont donné à nos concitoyens une image injuste". Il a rendu un hommage appuyé au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer "qui n'a eu de cesse que de donner à ce débat sa dignité et permettre à l'oppostion de s'exprimer".

Plusieurs députés UMP villepinistes, Hervé Mariton, Jacques Le Guen, François Goulard, Jean-Pierre Grand et Georges Tron n'ont pas voté ce projet de loi qui découle de la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008.

"On n'était pas enthousiastes à la réforme de la Constitution. On avait prévu qu'elle entraînerait des difficultés", a expliqué M. Mariton.

A Versailles, "on avait voté par solidarité avec la majorité pour ne pas créer des secousses politiques", a-t-il expliqué, ajoutant que le risque de "secousses" n'existait pas à l'Assemblée où la loi organique doit être votée à la majorité simple. Elle doit toutefois être votée dans les mêmes termes par les deux chambres.

Le texte doit à présent être examiné au Sénat à partir du 10 février. Pour désamorcer une éventuelle fronde, le groupe de travail inter-groupes politiques du Sénat a fait lundi une série de propositions concrètes afin de garantir, dans le règlement de la Haute Assemblée, des droits à l'opposition

Après son vote par le Sénat, le projet reviendra au Palais-Bourbon. Pour être définitivement adopté, il devra être voté dans les mêmes termes par les deux chambres, les navettes se poursuivant tant qu'un texte commun n'a pas été adopté.

S'agissant d'un projet de loi organique, aucune commission mixte paritaire (CMP) ne peut être réunie pour écourter les débats.

Source: Agence France Presse
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# Posté le mercredi 28 janvier 2009 12:33

Comment je suis devenu villepiniste, par Samuel Gontier

Sur son blog, Samuel Gontier, journaliste à Télérama, revient, dans un billet teinté d'humour, sur la prestation de Dominique de Villepin hier soir chez Frédéric Taddéi.

Quel panache ! Quelle passion ! Quelle éloquence ! Hier, Dominique de Villepin a sorti le grand jeu dans Ce soir (ou jamais !). On se serait cru à la tribune de l'ONU. Quel numéro ! Dès qu'il ouvrait la bouche, ce n'était qu'élans enfiévrés, transports exaltés, emportements endiablés. Ce type est une véritable machine à lyrisme.

Drapé dans une inhabituelle cravate aussi rouge que de Villepin est bronzé, Taddéi en restait bouche bée. En une heure de débat, il a dû poser deux questions. Il faut dire que l'ancien Premier ministre était entouré de deux autres professionnels du verbe, Bernard Guetta et Pascal Bruckner, et de deux valeureux universitaires, Maurice Vaisse et Yves Lacoste. Le thème, « Obama : une nouvelle donne internationale ? », s'est vite transformé en discussion sur la politique étrangère de la France.

Frédéric Taddéi a bien fait de s'effacer, le débat avançait tout seul. Les interlocuteurs se respectaient, se complétaient, se laissaient développer leur pensée sur des durées inusitées à la télé. C'était équilibré, enlevé, constructif. Et brillant. Aussi brillant que les mèches blanches de Dominique de Villepin sous les projecteurs. Ça faisait bizarre de le retrouver en chair et en cheveux après avoir vu son double, Louis de Cigy, en élève de l'ENA dans L'Ecole du pouvoir, lundi sur Canal+.

Dans mon canapé, j'avais l'impression de siéger à l'ONU. Comme les autres membres du Conseil de sécurité – pardon, les autres invités de Taddéi –, j'étais scotché, sidéré, envoûté par les envolées du diplomate. D'ailleurs, seul Pascal Bruckner a osé lui opposer un veto. Il est certain que sa verve impétueuse recelait beaucoup d'angélisme, d'idéalisme, de naïveté voire de démagogie – célébrer sans réserve le rôle de la France en Afrique, tu m'excuseras, Dominique, mais il y a comme un hic, même pour un Bisounours de la géopolitique.

N'empêche, son programme était plutôt séduisant. Eviter que la France succombe au repli sur soi qui tente le monde occidental, renoncer au recours à la force pour établir des relations égalitaires avec les pays du Sud et avec les puissances émergentes. Un discours sans lendemain qui ne coûte rien ? Sûrement. Mais si j'ai envie de rêver avec Dominique ? (permettez que je l'appelle Dominique). Même si ses v½ux sont pieux, un peu d'optimisme dans un monde de brutes, ça fait toujours du bien. D'autant que, sous le bronzage des bons sentiments, sont tout de même apparues quelques prises de position tranchantes. Ainsi, l'ancien Premier ministre s'est impétueusement emporté contre le retour de la France dans le commandement de l'Otan, raillé pour sa « quincaillerie militaire ».

Autre mise au point d'importance, pour de Villepin, si la France (et ses alliés) veut aider à la résolution du conflit israélo-palestinien, elle doit trouver « une position équilibrée qui ne se situe surtout pas à équidistance des deux parties, à cause de la nature asymétrique du conflit : d'un côté, un Etat fort, puissant, influent ; de l'autre, un pays pauvre, sans Etat, découpé en morceaux. » Bref, si l'on veut parvenir à la paix, les Palestiniens auront besoin de plus de soutien que les Israéliens qui se débrouillent très bien. Ça m'a séduit, cette histoire d'« équilibre » et d'« équidistance », car nos analyses sur le traitement médiatique du conflit aboutissent à un diagnostic comparable : la recherche de la neutralité n'est pas la garantie d'une information équilibrée.

Encore une conviction, partagée par tous les invités : celle que la force armée ne fera pas revenir la paix en Afghanistan. Même s'il a peu parlé, Yves Lacoste se révélait le plus intéressant sur le sujet. Yves Lacoste ! J'étais tout ému de le voir en vrai. Je ne l'imaginais absolument pas comme ça. Mais il ne m'a pas déçu. Je l'ai même trouvé adorable quand, à la toute fin de l'émission, il a ouvert sa main pour y lire l'imprononçable nom d'un capitaine australien qui mène une politique intelligente dans le district dont il a la charge. Une antisèche écrite au stylo dans la main ! C'était trop chou, venant d'un très sérieux ponte de la géopolitique au style IIIe République.

Yves Lacoste, je l'avais souvent entendu à la radio, mais c'était la première fois que je le voyais à l'écran. Peut-être y a-t-il fait d'autres apparitions (qui m'ont échappé), mais il ne me semble pas réputé pour être une bête des plateaux télé. Je ne l'ai jamais vu chez Ardisson, chez Mireille Dumas ou chez Ruquier. Heureusement qu'est arrivé Ce soir (ou jamais !). C'est dingue le nombre de gens passionnants que cette émission réussit à faire sortir de leur tanière. Il va falloir que j'envisage un sevrage, sinon « Ma vie au poste » risque de devenir « Ma vie devant Taddéi ».

Source: Samuel Gontier (Télérama)

Article reproduit avec l'autorisation expresse de son auteur

Vous pouvez revoir l'émission en cliquant ici.
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# Posté le lundi 26 janvier 2009 05:08

Dominique de Villepin participera lundi à un débat de Marianne en faveur du "choix de la paix" au Proche Orient

A l'initiative de l'hebdomadaire Marianne, une grande réunion publique est organisée le lundi 19 janvier à 20 heures au Théâtre de la Porte Saint Martin, 18 boulevard Saint-Martin, 75010 Paris sur le thème "Israël - Palestine : Halte aux tueries, le choix de la paix !".

Dominique de Villepin figurera parmi les orateurs de cette réunion publique.

"Contre toutes les violences qui frappent les populations civiles, contre les attaques terroristes et les répressions aveugles, pour le droit d'Israël à vivre en sécurité dans des frontières reconnues, pour le droit des Palestiniens à disposer d'un Etat national vraiment souverain, pour le respect du droit international: Faisons vraiment le choix de la paix", proclame l'invitation lancée par Marianne.

Après les manifestations et prises de position en faveur d'un camp ou de l'autre, cette initiative, dans un contexte de polarisation, vise à promouvoir d'abord un dialogue autour de ces quelques concepts qui peuvent mettre beaucoup de monde (tout le monde?) d'accord.

"Les démocrates de tous bords devraient donc prendre l'initiative d'appeler à un grand rassemblement ou à une manifestation en faveur de la paix, du droit à l'existence nationale du peuple palestinien et du doit à la sécurité d'Israël pour exiger l'arrêt immédiat des opérations militaires israéliennes disproportionnées et des tirs de roquettes du Hamas", souligne l'appel lancé par Marianne.

Outre Dominique de Villepin, les orateurs prévus sont Martine Aubry, François Bayrou, Xavier Bertrand, Daniel Cohn-Bendit, Elie Barnavi (intellectuel israélien), Elias Sanbar (intellectuel palestinien) et Jean-François Kahn.

L'entrée à cette réunion est libre.

Source: Marianne
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# Posté le vendredi 16 janvier 2009 06:17

Egalité des chances: Nicolas Sarkozy annonce des mesures en ligne avec la politique menée par Dominique de Villepin

Egalité des chances: Nicolas Sarkozy annonce des mesures en ligne avec la politique menée par Dominique de Villepin
Les mesures présentées, mercredi 17 décembre, par Nicolas Sarkozy pour favoriser "l'égalité réelle des chances" dans l'éducation s'inscrivent dans la lignée de ses prédécesseurs.

Largement inspirées des annonces faites, à la suite de la crise des banlieues de novembre 2005, par Dominique de Villepin et son ministre de l'éducation d'alors, Gilles de Robien, elles reprennent aussi en partie des propositions du président Jacques Chirac.

C'est le cas notamment de la mesure-phare de ce plan qui vise à atteindre 30 % de boursiers dans chaque classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), d'ici à la rentrée 2010. Lors de ses v½ux à la presse, le 4 janvier 2006, le président Jacques Chirac avait demandé que les CPGE dans leur ensemble accueillent d'ici à trois ans un tiers d'élèves boursiers.

A la suite d'une politique volontariste, amorcée par Gilles de Robien et poursuivie par Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, ce taux de boursiers était passé de 18 % en 2005 à près de 23% en 2008.

Seule nuance de taille, le président Nicolas Sarkozy demande aujourd'hui à chacune des classes préparatoires, y compris donc les plus prestigieuses, d'arriver à 30 %. Dans le même esprit, il généralise à tous les lycées qui préparent aux grandes écoles le modèle des classes préparatoires de mise à niveau pour les élèves issus de l'éducation prioritaire. Un modèle qui existe actuellement dans quelques établissements, et notamment au prestigieux lycée Henri IV, situé dans le 5e arrondissement de Paris.

Autre proposition présidentielle qui, elle aussi, avait été déjà largement amorcée, celle d'attirer en classes préparatoires les très bons élèves issus de famille défavorisées qui ne se seraient pas portés candidats spontanément. Pour récupérer tous les bons éléments, dès 2006, les rectorats ont été chargés de contacter directement les bacheliers ayant obtenu une mention bien ou très bien et n'ayant pas encore déposé de dossiers en CPGE.

Pour prolonger cette action, Xavier Darcos, l'actuel ministre de l'éducation avait adressé une circulaire en février 2008 à tous les proviseurs de lycée afin qu'ils présentent 5 % de leurs meilleurs élèves en classes préparatoires. Toute demande formulée par ces élèves serait alors automatiquement acceptée.

L'accompagnement de tous ces jeunes, avec la création d'internats ou de résidences de réussite éducative, où ils trouveront logement mais aussi aide pédagogique adaptée, est aussi le prolongement d'initiatives déjà existantes.

Source: Catherine Rollot (Le Monde)

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 03:39

François Baroin : "Je m'abstiendrai sur la loi audiovisuelle"

François Baroin : "Je m'abstiendrai sur la loi audiovisuelle"
François Baroin est l'un des rares membres de la majorité à avoir clairement pris position contre la nomination du président de France Télévisions par Nicolas Sarkozy. D'après le député UMP et maire de Troyes, c'est "un retour en arrière".

Le chef de l'État, qui recevait les députés de la majorité mercredi 10 décembre, lui a répliqué : "C'est un procès d'intention que tu me fais." Dans un entretien accordé au point.fr, François Baroin persiste et signe.

Le Point : Après votre prise position sur la loi audiovisuelle, vous vous êtes fait tancer par Nicolas Sarkozy ?

François Baroin : Non, il ne m'a pas tancé. On se connaît depuis longtemps, avec le Président. Quand il était le porte-parole d'Édouard Balladur, j'étais celui de Jacques Chirac. Donc on s'est accrochés plus d'une fois ! (sourire). Là, en l'occurrence, notre échange était respectueux et sa réponse a été courtoise. Mais vous savez, en m'opposant à la nomination du patron de France Télévisions, je pense rendre service au chef de l'État. Je suis le seul à lui parler franchement. De quoi ont peur mes petits camarades ? Qu'il ne soit pas content ? Au lieu de ça, la gauche monopolise le débat en se faisant passer pour les seuls défenseurs de la liberté de la presse. Des défenseurs de la liberté de la presse, il y en a à droite. Bien sûr, je réagis aussi en ancien journaliste.

Comment l'entrevue s'est-elle passée avec le président de la République ?

En nous recevant à l'Élysée, il a évoqué, en s'adressant à moi, le fait que Patrick de Carolis avait été désigné par le CSA alors qu'il avait cosigné un livre d'entretien avec Bernadette Chirac. Il voulait démontrer qu'il n'avait pas été nommé par le CSA mais, en vérité, par Jacques Chirac. Mais je tiens à dire que si Jacques Chirac avait proposé de désigner lui-même le président de France Télévisions, je m'y serais opposé de la même façon.

Qu'avez-vous répondu à Nicolas Sarkozy ?


Je lui ai dit qu'il n'allait pas au bout de sa logique. Soit le CSA est aux ordres, et alors, on n'a pas besoin de son avis qui sera de toute façon "conforme". Dans ce cas-là, il faut le supprimer, ce dont Nicolas Sarkozy est convenu. Ce qui gêne le chef de l'État, ce sont les autorités administratives indépendantes. Il voudrait mettre France Télévisions sur le même pied qu'EDF, la SNCF ou la RATP. Ce n'est pas la même chose. S'agissant d'EDF, c'est la sécurité nucléaire du pays qui est en question. Il est normal que l'État soit aux commandes. Concernant la RATP et la SNCF, là encore, c'est la sécurité de millions de voyageurs qui est engagée. Mais France Télévisions, c'est autre chose. C'est une entreprise de création et d'information. Le CSA est certes une institution imparfaite, mais elle est utile.

Peut-être fallait-il tout simplement réformer le CSA ?

Bien sûr, on pouvait, par exemple, faire en sorte que les membres du CSA soient désignés par les commissions compétentes des assemblées, et que les auditions des futurs membres soient publiques et diffusées sur les chaînes parlementaires.

Voterez-vous le projet de loi audiovisuel finalement ?

Je m'abstiendrai sur l'ensemble du texte. Je n'ai pas de problème particulier avec la suppression de la publicité. J'adhère à l'idée d'une entreprise unique pour France Télévisions. C'est vrai que ça finissait par ressembler à des poupées russes. Mais cette réforme ne me paraît pas opportune.

Pensez-vous que le financement de France Télévisions soit pérenne ?

Nous sommes dans le cadre d'un budget annualisé. Donc, pour la première année, pas de problème, l'État garantit 450 millions d'euros. Maintenant, qu'en sera-t-il en 2010, 2011... ? J'ai cru comprendre que Gilles Carrez, le rapporteur général de la commission des finances, exprimait des réserves. Disons que je pense que Nicolas Sarkozy tiendra parole et versera les 450 millions d'euros promis pendant trois ans. Mais on sait ce qu'il en est des lois de programmation militaire quinquennales. Elles sont révisées au bout de deux ans. C'est comme le plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo, au bout d'un moment, on supprime des choses...

L'augmentation de la redevance n'était-elle pas la meilleure source de financement de France Télévisions ?

Logiquement, c'est la meilleure. En pratique, vu la conjoncture, c'est injouable. On aurait dû reporter la réforme de l'audiovisuelle à des jours meilleurs, le temps de sortir de la crise.

Source: Emmanuel Berretta (Le Point) et 2villepin.free.fr
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# Posté le mardi 16 décembre 2008 14:46