résultats européennes 2009

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# Posté le lundi 08 juin 2009 03:29

La cité des hommes, par Dominique de Villepin: J-5 avant la sortie en librairie

La cité des hommes, par Dominique de Villepin: J-5 avant la sortie en librairie
J-5: sortie le 11 juin du dernier livre de Dominique de Villepin: La cité des hommes.

Lu sur le site de Plon

"L'histoire accélère. Le monde bascule. Dans la frénésie des krachs et des guerres, il paraît à bout de souffle. Une crise de plus ? Non, c'est aujourd'hui la faillite d'un monde.

Un triple effondrement sape les fondements de l'ordre international : la démesure de la spéculation et de la mondialisation financière ; la perte de repères de nos modèles industriels vieux de deux siècles ; et surtout la mort de l'Occident, parti il y a cinq siècles à la conquête matérielle et morale du monde et aujourd'hui exsangue.

Il est urgent de renoncer aux folies qui nous ont menés à l'abîme, le vertige de la force incarné par l'Amérique de Bush, le fantasme de pureté de l'Occident qui lui fait tenir sans cesse un double langage, l'enfermement de la peur qui rôde depuis les attentats du 11 septembre.

Nous trions les décombres d'un monde en train de s'écrouler. Il faut le refonder. C'est une chance historique. Les atouts sont là : l'élection de Barack Obama, la prise de conscience des défis climatiques, le désir de paix. Pour la première fois, l'humanité vit à la même heure.

Le temps du choix est donc venu : construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie.

Dominique de Villepin en dessine ici la carte."

Dominique de Villepin, interrogé le 24 avril sur Le contenu de La cité des hommes

"C'est les défis auxquels nous sommes confrontés dans un nouveau monde. Comment est-ce qu'on s'organise? Comment est-ce que la gouvernance mondiale s'organise pour apporter des réponses sur les questions de paix, de justice internationale, la question de l'indépendance, les grandes questions, le développement durable par exemple?

Donc, c'est tous ces nouveaux défis qu'on a vu poindre avec force à travers la crise économique, la crise financière, les difficultés sociales et qui justifient que nous nous posions de nouvelles questions, que nous nous posions notamment les questions de gouvernance pour faire face à tout cela. (...)

Il n'y est pas question de politique nationale, sauf à travers ce thème de l'indépendance, parce que je crois qu'on peut être à la fois solidaire et très actif dans le cadre européen par exemple, et très attaché néanmoins à l'indépendance de notre Etat français. Et ça, c'est une réflexion qui est très présente tout au long du texte."

Le Point

Dominique de Villepin va publier un nouveau livre chez Plon en juin, La Cité des hommes, une réflexion sur le monde, l'Europe et la France.

Il s'y réjouit que nous vivions un moment particulier de l'Histoire, où tous les pays peuvent s'entendre pour trouver un arrangement planétaire.

Le Monde

Le nouveau Dominique de Villepin sortira le 11 juin chez Plon sous le titre La Cité des hommes, une réflexion sur la "crise" et la "faillite du monde".

Avec son lyrisme habituel, l'ancien premier ministre estime qu'il est le temps du choix : "Construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie."

Une manière de paraphraser Engels, façon UMP. Le comparse de Marx avait en effet posé dans une phrase restée célèbre un dilemme : "Ou bien passage au socialisme ou rechute dans la barbarie."

Plus d'informations dans les jours qui viennent...
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# Posté le dimanche 07 juin 2009 15:49

De villepin hausse la voix pour une Europe renouvellée, forte et innovante

De villepin hausse la voix pour une Europe renouvellée, forte et innovante
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a mis en avant mercredi la nécessité de "renouveler les hommes" au sein de la Commission européenne et d'instaurer "une nouvelle donne" après une période marquée par une politique libérale.

"Je crois personnellement à la vertu du changement, on a tout intérêt à renouveler les hommes, à les rafraîchir et, après réflexion, peut-être à les utiliser à nouveau", a déclaré Dominique de Villepin, qui évoquait la Commission européenne présidée par José Manuel Barroso au cours d'une réunion sur la France et l'Europe, dans les locaux de l'Assemblée nationale.

Une phrase à laquelle la nombreuse assistance réunie Salle Victor Hugo à l'Assemblée n'a pas manqué de sourire, pensant que Dominique de Villepin l'appliquait peut-être également à sa situation personnelle.

Les parlementaires présents à la tribune avaient introduit le Colloque en dénonçant une campagne des européennes "sur laquelle je n'ai, hélas, rien à dire" (François Goulard), "qui est préparée comme une cantonale" (Jean-Pierre Grand). Hervé Mariton a concédé, lui, que le slogan de l'UMP ("quand l'Europe veut, l'Europe peut") est "joli". Mais "encore faut-il que l'on soit clair sur ce que l'on veut".

Dominique de Villepin n'a pas détrompé ses amis en dressant un état des lieux sombre de la construction européenne et en dénonçant trois illusions.

Celle qui veut que "passées les difficultés, tout recommencera comme avant". "Non, rien ne sera plus jamais comme avant, les nouvelles forces déchaînées détermineront une nouvelle organisation du monde" , prédit-il.

Celle de la fin de la crise institutionnelle : "Le traité de Lisbonne ne suffira pas à donner à l'Europe les moyens de s'affirmer au monde." Quant aux solutions actuellement en œuvre, il indique : "C'est vrai, la présidence française a marqué une étape. Et quand on est en initiative, on peut marquer des points." Mais "la simple initiative ne suffit pas. Avec elle, on peut geler une crise, mais pas la résoudre. On peut mobiliser les forces, mais on n'adopte pas de nouvelles règles."

Pour dépasser ces difficultés, Villepin préconise de "reconstituer le moteur franco-allemand". Et déplore que la France ait "raté une occasion" : le mariage du français Areva et de l'allemand Siemens "s'est heurté à la volonté française de ne pas laisser monter les Allemands" dans la hiérarchie de l'ensemble.

Il propose également de "suspendre tout nouvel élargissement" tant que n'aura pas été retrouvée la "capacité de reconstruire la maison Europe". Mais, souligne-t-il, "il faudra fédérer des forces, des États autour d'elle", pour constituer "un pôle de puissance paneuropéen" avec les Balkans, la Russie, le Maghreb et la Turquie, "sans préjuger de l'avenir de ce grand pays".

L'ancien chef de gouvernement a également appelé à "une nouvelle donne" à la Commission, soulignant que celle dirigée par José Manuel Barroso "a vécu sur une politique qui a été très marquée par la volonté libérale, la concurrence libre et non faussée et qu'elle a été prise beaucoup de travers par la crise économique et financière".

Interrogé par les journalistes, l'ancien Premier ministre a ensuite appelé à "garder ouverte" et à ne pas "confisquer" la question du renouvellement de l'actuel président de la Commission José Manuel Barroso, qui a reçu le soutien du Parti populaire européen mais aussi de Nicolas Sarkozy.

Continuant à jouer sa petite musique, Dominique de Villepin s'est démarqué à plusieurs reprises des positions de Nicolas Sarkozy, comme par exemple sur la Turquie. Contrairement à l'UMP qui écarte la perspective d'une adhésion à l'Union européenne, il a invité à ne pas "préjuger de l'avenir de ce grand pays".

A propos du scrutin européen du 7 juin, l'ancien Premier ministre a assuré qu'il serait "fidèle à ma famille politique, gaulliste au sein de l'UMP". "Convaincu qu'il y a des personnalités dont l'engagement est fort", a-t-il poursuivi en saluant Michel Barnier, Dominique Baudis et Françoise Grossetête, il a assuré qu'il ­suivrait leur engagement "avec réalisme et avec exigence".

"N'importe qui ne peut pas s'improviser député européen", a-t-il aussi ajouté, accusant les partis politiques français d'accorder trop peu d'importance aux élections européennes. "Notre politique nationale ne met pas suffisamment en avant tout ce que nous devons à l'Europe", a-t-il regretté, faisant le lien avec la forte abstention prévue par les sondages.

Par ailleurs, il a confirmé son "respect" pour le président du Modem François Bayrou, qu'il a rencontré et avec lequel il entretien "un échange régulier". "Nous avons des convictions communes sur la République, sur les valeurs partagées", a-t-il glissé. Il a assuré avoir lu son livre "Abus de pouvoir", qui "pose un certain nombre de questions".

"Dans une démocratie, il faut avancer les yeux ouverts", a-t-il conclu, sans cautionner plus explicitement les critiques de François Bayrou à l'encontre du président de la République.

Sources: Associated Press et Le Figaro
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# Posté le jeudi 28 mai 2009 01:59

Dominique de Villepin : "La partie n'est pas gagnée pour l'UMP"

Il continue à faire entendre sa petite musique à l'intérieur de la majorité. Dominique de Villepin s'exprime (il publie La cité des hommes chez Plon le 11 juin) sans se priver de lancer des banderilles vers son camp.

Celui qui se dit "disponible" pour les futures échéances électorales critique la campagne européenne de son parti et l'activisme législatif de l'exécutif.

Pourquoi la campagne des européennes est à la peine ?

Dominique de Villepin : L'Europe est à la fois perçue comme lointaine et comme trop souvent interventionniste. L'enjeu est important, notamment en matière de régulation -la crise nous a montré le besoin de règles- d'innovation et de culture, comme en matière de défense. Il existe un modèle économique et social européen à défendre dont chacun doit prendre conscience.

L'UMP doit-elle craindre un vote sanction ?


Il y a toujours la tentation d'une réaction d'impatience lors d'une élection intermédiaire. Il faut se déterminer en fonction d'un projet de changement, de second souffle pour l'Europe. Les Français ont besoin d'être convaincus. La partie n'est pas gagnée.

Les candidats ont-ils une part de responsabilité ?

Aujourd'hui, les messages sont brouillés. La présidence française de l'Union constitue un atout pour la majorité et le thème de la protection est un bon choix. Il faut le traduire par des propositions fortes.

L'affaire Kouchner démontre-t-elle les limites de l'ouverture ?

Je respecte les choix de Bernard Kouchner. La bonne ouverture ne doit pas réduire le champ politique mais l'élargir, sinon elle se limite à du débauchage. Je souhaite que la campagne fasse avancer des projets concrets: politique industrielle, sécurité énergétique, règlement des crises. Il faut la rendre concrète et plus intéressante!

Les réformes de l'exécutif vous satisfont-elles ?


Dans une période de grandes difficultés, il ne faut pas céder à la tentation de tout bousculer, ce qui est le meilleur moyen de ne rien changer. La réforme doit être davantage concentrée sur l'innovation, la garantie de la protection sociale, l'emploi. Sinon elle se dilue et peut tourner au cercle vicieux. La réforme "tous azimuts" n'est pas adaptée aux circonstances.

Quel bilan dressez-vous de ce début de quinquennat ?

C'est un bilan contrasté. Des décisions importantes ont été prises en matière de politique étrangère. J'ai la conviction que sur le plan intérieur les efforts gagneraient à se concentrer sur l'essentiel.

Poil à gratter de la majorité, serez-vous candidat à la présidentielle en 2012 ?

Si j'exprime ma différence, c'est pour apporter mon expérience, des propositions et une vision dans le seul souci de l'intérêt général.

Source: La Provence (Propos recueillis par Marjory Chouraqui)

# Posté le mercredi 13 mai 2009 13:36