Dominique De Villepin nie tout complot contre l'actuel président lors de cette journée du 30 Septembre

Dominique De Villepin nie tout complot contre l'actuel président lors de cette journée du 30 Septembre
Dominique de Villepin a affirmé, mercredi 30 septembre, au tribunal qu'une éventuelle implication de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream n'avait été évoquée "à aucun moment" à l'occasion d'une réunion le 9 janvier 2004 avec le général Rondot et Jean-Louis Gergorin, même si son nom avait pu être cité.

"A aucun moment le nom de Nicolas Sarkozy ou de ses patronymes n'a été évoqué au cours de cette réunion en liaison avec cette affaire de réseaux occultes", a affirmé l'ancien premier ministre, jugé pour complicité de dénonciation calomnieuse.

Le 9 janvier 2004, le vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et le général Philippe Rondot rencontrent celui qui est alors ministre des affaires étrangères pour l'informer d'un système de comptes occultes par le biais de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.

Le général Rondot, chargé d'une mission par la ministre de la défense sur des listings de Clearstream, "a présenté toute l'importance que présentait ce système et à quel point ce système était inquiétant. J'ai encouragé le général Rondot à poursuivre, je n'ai pas ajouté d'exigence", a expliqué M. de Villepin. Dans ses notes prises après cette réunion, note le président, le général a pourtant noté : "fixation : Nicolas Sarkozy". "Ces notes ne me paraissent pas conformes à ce qui s'est dit ce jour-là. Ces notes ne sont pas un compte rendu de la rencontre que nous avons eue ce jour-là. Ce sont des notes de travail, évolutives."

Si le nom de Nicolas Sarkozy a été prononcé au cours de cette enquête, c'est "dans sa qualité de ministre de l'intérieur", sur le fait de savoir s'il fallait ou non l'informer de la menace potentielle que faisait peser ce système occulte, selon Dominique de Villepin.


L'affaire Cleartream "aurait dû s'arrêter le 25 mars 2004", lorsque Imad Lahoud, source principale des listings au c½ur du dossier, a été placé en garde à vue dans une autre affaire, voyant sa crédibilité mise à mal, a estimé Dominique de Villepin.

Il a également précisé qu'il n'avait "jamais" reçu ni donné d'"instruction présidentielle" de Jacques Chirac dans le dossier Clearstream, contrairement à ce qu'affirme l'ex-vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin.

Source: Le journal le monde

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 11:17

Clearstream : les "villepinistes" dénoncent les propos de M. Sarkozy

Clearstream : les "villepinistes" dénoncent les propos de M. Sarkozy
Le procès Clearstream s'est invité aux journées parlementaires de l'UMP qui s'ouvrent, jeudi 24 septembre, au Touquet (Pas-de-Calais). Le terme de "coupables", employé par Nicolas Sarkozy, mercredi soir lors de son entretien télévisé, lorsqu'il a parlé de l'affaire et des prévenus, au premier rang desquels figure l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, provoque de vives réactions chez les quelques élus "villepinistes".


L'idée, évoquée par les conseillers de Nicolas Sarkozy, que l'expression "les coupables" ait pu désigner ceux qui ont falsifié les listings et rien d'autre, est jugée non crédible. "Le président a une telle maîtrise du verbe que ce ne peut pas être un lapsus", assure Jean-Pierre Grand, député de l'Hérault. "L'utilisation du mot coupable peut se comprendre dans la passion et la subjectivité, mais le président de la République n'est pas M. Dupont", fait valoir de son côté Hervé Mariton, député de la Drôme.

Pour Jacques Le Guen, "quand on est avocat, on ne peut de toute façon pas confondre coupable et justiciable". "Dès que l'on évoque Villepin, Sarkozy monte sur ses grands chevaux. Il réagit de manière passionnée et passionnelle", poursuit le député du Finistère.

Aux yeux de Jean-Pierre Grand, "la feuille de route du pouvoir exécutif" apparaît claire : "il s'agit de faire en sorte que le procès ne soit qu'une formalité administrative pour condamner Villepin".

"Le climat n'est pas sain", renchérit Jacques Le Guen renvoyant aux "propos tenus" par le procureur général de Paris, Jean-Claude Marin. Ce dernier avait déclaré fin août sur Europe 1 : "Les juges [d'instruction] disent que [M. de Villepin] est l'instigateur premier de l'ensemble du système. Moi, je dis qu'il est un des bénéficiaires collatéraux, mais parfaitement conscient. Je pense qu'il y a, par delà un effet d'aubaine dans un combat politique que l'on connaît.
"Tout cela met les juges dans l'embarras", veut croire toutefois Jacques le Guen
Sophie Landrin et Pierre Jaxel-Truer

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 04:57

Clearstream, une victime peut en cacher une autre

Clearstream, une victime peut en cacher une autre
Sarkozy sur le banc des parties civiles et Villepin sur le banc des accusés, le procès Clearstream s'affiche comme la conséquence d'une désastreuse stratégie de déstabilisation politique. Pour Laurent Pinsolle (son blog), ce procès est avant tout la honte de notre république.


Un président de la République en exercice comme plaignant. Un ancien Premier Ministre, qui était son rival de 2005 à 2007, comme accusé. Déjà trois ans et demi de procédures et la possibilité que l'affaire s'étire en longueur en cas d'appel et de contre-appel. Le sinistre procès Clearstream commence aujourd'hui.

Retour en arrière...
Car pourquoi Dominique de Villepin est poursuivi par la justice ? Alors ministre de l'Intérieur, il aurait reçu un listing contenant des comptes bancaires frauduleux impliquant de nombreuses personnalités, dont Nicolas Sarkozy. Il aurait alors confié ce dossier à un juge pour en vérifier la véracité, qui aurait conclu qu'il s'agissait de faux. Qu'y a-t-il de répréhensible dans un tel comportement ? En fait, Dominique de Villepin avait trois solutions : enterrer l'affaire, ouvrir une enquête officielle ou essayer d'en savoir plus.

La première solution n'était pas acceptable car elle revenait à camoufler un éventuel scandale. La deuxième aurait pu être considérée comme abusive dans la mesure où personne ne savait si les listings étaient vrais ou faux. Finalement, la seule solution véritablement honnête était de chercher à en savoir un peu plus sur la véracité de ces listings. C'est la voie que Dominique de Villepin a suivi. Et au bout de quelques mois, il a ainsi appris qu'ils étaient des faux et n'a donc pas lancé de procédure.

Une affaire de cornecul !

Clearstream, une victime peut en cacher une autre
Avec un peu de recul, comment ne pas être scandalisé par le fait de traduire un ancien Premier Ministre en justice pour cette affaire ? Après tout, il n'a fait que tenir son rôle de Ministre de l'Intérieur. Après avoir pris connaissance d'un listing impliquant plusieurs personnalités de la République, il a cherché à vérifier la véracité de ce listing, puis, ayant été convaincu de la manipulation, il a classé l'affaire. Qu'y-a-t-il de délictueux dans un tel comportement ?

Où se trouve la manipulation ? Tout dans le comportement de Dominique de Villepin montre qu'il ne savait pas si le dossier était vrai ou faux. Sinon, pourquoi aurait-il cherché à vérifier si les listings étaient vrais ? La thèse de la manipulation ne tient que par les déclarations pourtant souvent contradictoires d'un témoin et par l'acte d'accusation du parti civil, dont on peut pourtant douter de la partialité...

L'Elysée, juge et partie
Clearstream, une victime peut en cacher une autre
L'un des aspects les plus choquants de cette affaire est clairement la place tenue par Nicolas Sarkozy. Il est le premier président de la République à porter plainte, rompant avec une tradition qui veut que comme le président est protégé par une immunité, il ne se porte pas non plus partie civile... C'est d'ailleurs l'argument avancé par Dominique de Villepin la semaine dernière : il y a une inégalité entre les parties qui n'est pas juste puisque l'ancien Premier Ministre ne peut pas se retourner contre le président...

Mieux, alors que l'Elysée cherche par tous les moyens à accréditer la théorie du complot ourdi à Matignon, il est possible d'avoir l'interprétation inverse. Après tout, cette affaire est sortie à peine quelques jours après l'échec du CPE, dans un timing tellement parfait pour abattre Dominique de Villepin. Ensuite, l'influence de l'Elysée sur la justice, en matière de nomination, est troublante. Enfin, comment ne pas reconnaître que s'il y a une victime, il semble que ce soit plutôt l'ancien locataire de Matignon...

Le pire dans cette affaire est qu'il n'est pas évident qu'elle se termine rapidement. Avec les appels et autres procédures, il n'est pas impossible qu'elle s'étire sur le quinquennat. Mais plus le temps passe, plus elle est une véritable honte pour notre République.

source: marianne2.fr et Laurent Pinsolle
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# Posté le mardi 22 septembre 2009 05:17

De villepin, le retour! par Marine Turchi de mediapart.fr

De villepin, le retour!  par Marine Turchi de mediapart.fr
La journaliste Marine Turchi nous autorise à reproduire ici son article paru dimanche dans Mediapart. En voici le texte.

Au conseil régional d'Ile-de-France, certains socialistes font courir le bruit : Dominique de Villepin, François Bayrou et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan noueraient actuellement des contacts dans la perspective des élections régionales. Des discussions pour aboutir à une liste commune en Ile-de-France pour 2010 ? L'ébauche d'un front anti-Sarkozy entre centristes et gaullistes sociaux ?

Fin mai, Dominique de Villepin et François Bayrou avaient déjà déjeuné ensemble et "discuté des enjeux du pays", selon le patron du MoDem, qui voyait dans ces discussions "une condition préalable à des rassemblements ultérieurs", dans la perspective de "l'alternance".

Au MoDem, on réfute en bloc de tels contacts. "Ce sont des informations totalement fantaisistes", réplique à Mediapart Marielle de Sarnez, la numéro deux du mouvement démocrate. "Je n'ai aucune information allant dans ce sens", affirme Bernard Lehideux, conseiller régional MoDem en Ile-de-France. "Nous présenterons des listes qui ne seront pas purement MoDem, mais élargies à la société civile, aux écolos, aux socialistes, au centre-droit, au gaullisme social", reconnaît-il.

Contactés par Mediapart, les députés villepinistes Jean-Pierre Grand (Hérault) et Hervé Mariton (Drôme) nient également. "Ca me paraît complètement farfelu, explique Hervé Mariton. J'ai vu Villepin la semaine dernière, on a parlé élections, mais pas des régionales. On n'est pas sur la séquence des régionales", estime-t-il.

L'ancienne ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin, qui préside le tout nouveau "Club Villepin", est plus nuancée. Si elle nous assure que, "à ce stade, rien ne se prépare dans ce sens-là", qu'"il n'y a rien de concret", elle ajoute que "Dominique de Villepin a été approché pour les régionales, on lui a fait des propositions. Certains élus de sa famille politique aimeraient qu'il prenne la tête de liste. Il est prêt à regarder toutes les possibilités. Mais il n'y a rien de précis, aucune décision n'a été prise".

"Villepin ne veut pas être l'homme à abattre avant 2012"


Pour cette chiraquienne, l'ancien premier ministre "est dans une stratégie de rassemblement au-delà de sa famille, il est dans une position totalement gaulliste : il n'exclut rien, il ne ferme de porte à personne".

Et surtout pas à une candidature aux régionales, lui qui n'est jamais passé par le suffrage universel ("son seul problème", selon le chiraquien François Baroin). "L'avenir, c'est aussi de faire ce que l'on n'a pas fait ou pas eu l'occasion de faire dans le passé. Donc je serais très heureux d'avoir la possibilité de me présenter à une élection, nous verrons comment les choses se présenteront", répondait-il en juin à Olivier Galzi, qui l'interpellait sur son absence de mandat électoral (lire Mediapart du 11 juin). "Je crois que c'est effectivement une possibilité que d'envisager cette élection (les régionales)" , ajoutait-il.

Des déclarations "largement surinterprétées", selon Hervé Mariton. Pourtant, le 26 juillet dernier, interrogé à nouveau sur une éventuelle candidature par Le Parisien, Dominique de Villepin ne dément pas ("Je me prononcerai le moment venu"), répète que "les Français ont besoin d'alternatives" et qu'il souhaite "dès maintenant rassembler autour de (lui) des sensibilités et des opinions très diverses qui ont en commun une même exigence pour la France".

C'est tout le but du "Club Villepin", association loi 1901 créée fin juin, et qui recrute déjà via les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Seul hic : le site n'est pas encore opérationnel ! Le véritable objectif, à long terme, est de mobiliser en vue de la présidentielle de 2012, "l'échéance centrale de notre vie politique", estime l'ancien premier ministre. "Il le répète “l'élection, c'est une question de circonstances”. Il n'a pas envie d'être l'homme à abattre avant 2012", confie Brigitte Girardin.

Mais qu'il s'agisse des régionales ou de la présidentielle, l'avenir de l'ancien premier ministre est suspendu à l'issue du procès Clearstream, qui se déroulera du 21 septembre au 21 octobre.

Source: Marine Turchi (Mediapart) et 2villepin.free.fr

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# Posté le mercredi 05 août 2009 01:06